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Diffusion libre du N° 1 du Journal consacré à la Santé publique

Face à la confusion politique mise en œuvre autour du Covid-19, il est apparu nécessaire de rendre compte du travail mené dans le numéro 1 du journal, portant sur la santé publique.

Geste barrière

Il n’aura peut-être jamais été aussi clair que ceux qui administraient hier le poison tentent aujourd’hui de se présenter comme nos sauveurs.

C’est ainsi que les politiques mondiales de destruction systématique des structures de protection sociale, conduites depuis le début des années 80 au nom du néolibéralisme, ont mené l’ensemble des systèmes de santé publique à ne plus tenir qu’à un fil.

Au moment de l’accélération la plus féroce de leur démolition en France, sous et par le gouvernement Macron, ces infrastructures font désormais face à ce dont elles sont censées nous protéger collectivement : une maladie sans remède. Cet évènement, elles l’ont rencontré épuisées et humiliées par 40 ans de défaites, et, plus récemment, une année de mobilisation intense des personnels hospitaliers, totalement niée par le pouvoir.
Pour se maintenir, ce pouvoir vaguement élu, brutal et autoritaire, a décidé ces derniers jours de faire parler la poudre de perlimpinpin. Alors qu’il avait, depuis son élection, assumé pleinement la trahison de sa mission de santé publique au nom de l’optimisation managériale, il arbore désormais, face à la catastrophe, le masque de ceux qui se battaient sans moyens contre lui depuis quatre décennies. Le gouvernement Macron assume sans sourciller le reniement momentané de l’ensemble de sa politique, en reprenant mot pour mot les revendications les plus belles et les plus légitimes qui lui étaient adressées, et auxquelles il répondait inlassablement par l’indifférence dans les faits, le mépris dans les échanges avec les personnels soignants et la répression dans la rue. Le comité de rédaction d’Après la révolution considère ce dernier acte en date comme proprement inadmissible.

Nous allons traverser cette catastrophe. Et nous ne doutons pas qu’un jour une justice viendra chercher ses responsables, afin qu’ils répondent de leurs actes et de leurs conséquences dont on sait maintenant, au lit près, combien elles seront funestes. Nous pourrons compter le nombre de morts et le nombre de lits supprimés, comme on a compté le nombre de suicides au procès des dirigeants de France Télécom.

Dans cette attente, et face à cette confusion politique délibérément mise en oeuvre, il est apparu nécessaire au comité de rédaction d’Après la révolution de rendre compte le plus largement possible du travail mené dans le numéro 1 du journal, portant précisément sur la santé publique.
Nous diffusons donc ce contenu librement, dans l’espoir qu’il puisse être utile à la compréhension de leur monde, qu’il nous faudra bien détruire, et à la tentative de découverte du nôtre, qu’il nous faudra bien construire.

La gratuité n’est pas le modèle économique de notre journal, mais les circonstances amènent à réagir et à diffuser ces 40 textes.
Pour rappel, l’intégralité de ce numéro est produit bénévolement. L’ensemble des sommes que nous engageons concerne les frais de papier et d’impression. Nous serons reconnaissant·es aux camarades qui pourront soutenir ce travail.

Contre les politiques du capitalisme, contre ce gouvernement néolibéral, pour le nouveau monde qui tarde à paraître, bonne lecture.

Après la révolution

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Last modified: 24 mai 2020
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