Journal

Après la révolution est une publication d’architecture née des chutes de la révolution néolibérale.

Après la révolution se veut le journal de ce qu’il faudra construire après, suscitant un horizon désirable alors qu’il s’agit de combattre les rapports d’exploitation et d’oppression, qui rendent ce monde actuellement vivable pour un petit nombre seulement.

Après la révolution est une publication d’architecture car elle traite des mises en ordre, des agencements qui travaillent le réel, de notre monde, dans sa totalité, et propose d’autres mises en ordre. Elle est pour, c’est-à-dire pour un autre tout. L’unique question qui rend le présent effort collectif nécessaire est de savoir pour quoi ?

LE POTENTIEL OUBLIÉ DE LA PENSÉE ARCHITECTURALE

La puissance de proposition d’Après la révolution pointe son nez à chaque grand effondrement afin de préparer la naissance des ordres d’après. Cycliquement étouffée par la masse et la stabilité des grandes totalités occupées à la structuration de la pensée et à la construction matérielle du monde, revoici donc l’architecture. Sortie de son asservissement à la perpétuation de l’état des choses, elle retrouve sa raison d’être : proposer d’autres agencements possibles pour la réalité. Il s’agira d’une part de comprendre à nouveau la pensée architecturale elle-même, mais surtout de s’employer à défaire puis refaire l’architecture des formes organisatrices de la réalité : le capitalisme, la guerre, le travail, la santé publique, etc. Car l’architecture est quelque chose qui entoure et nourrit la mise en ordre du monde humain. Il s’agit donc de faire la cartographie, de relier les champs disciplinaires, de trouver les points de jonction des problèmes apparaissant comme séparés, et que le Capital s’applique à disjoindre, afin de refondre ces totalités.

LES CHEMINS CROISÉS D’UNE SCIENCE DES TOTALITÉS

Après la révolution mène sa propre science. Celle d’une pensée architecturale hétérologique, c’est-à-dire une science de l’entrelacement des champs disciplinaires, des modalités d’expérience, d’expression et de production de savoirs, car il s’agit de penser après les certitudes que fournissaient les cloisonnements disciplinaires. Penser au risque de leur superposition avec tous les frottements et les décalages de grilles d’analyses, de critères d’évaluations de perception et d’affects que cela implique. L’objectif d’Après la révolution est de voir un jour les modes de production de savoirs cesser d’accumuler vainement des connaissances nettes et catégoriques sur des champs circonscrits du réel et de les articuler autrement, au service d’autre chose. Cette recherche n’est pas tant une science que la tentative d’en être une. Après la révolution propose de repenser la scientificité en d’autres termes que ceux trop étroitement liés à la consolidation de l’ordre actuel du monde. Contre une recherche que l’on pourrait dire appliquée au capital, notre recherche se construit sur une instabilité systémique travaillant à faire se rejoindre l’exigence critique de réflexivité, la révocabilité des hypothèses et la boue de la création. La tâche est diffcile. Ainsi, cette association est un travail expérimental qui ne voit pas dans les objets et projets qu’elle expose des résultats mais des hypothèses. Nécessaire à l’émancipation des peuples, cette recherche se présentera ici avec la même autorité que le font les sciences dites dures, autorité largement usurpée puisque depuis trop longtemps incontestée.

SAINT-ETIENNE, CHICAGO, ATHÈNES… APRÈS LA RÉVOLUTION

La recherche est ici une démarche tant épistémologique qu’affective. Prenant pied sur la rencontre de divers mondes, ce savoir architectural se construit depuis 2014 sur un dialogue entre des populations de lieux ayant traversé de grandes révolutions : Chicago, forme canonique de la révolution perpétuelle du contemporain depuis trois siècles ; Saint-Étienne, forme urbaine créée ex nihilo d’une révolution industrielle et de ses suites ; Athènes, poste avancé de la révolution néolibérale en Europe. Cette pensée collective s’élargira au lent rythme de la constitution des rencontres et des débats, à d’autres territoires marqués par de grandes révolutions : Medellin, New-Orleans, Nairobi, Ahmedabad, Phnom Penh, Caracas, etc. Car on ne pense pas partout de la même manière. On ne pense pas non plus de la même manière seul·e·s ou face à ses ami·e·s, ou ses ennemi·e·s. Et on ne pense pas de la même manière après la révolution. Il s’agira toujours ici de co-penser en cumulant les problèmes, les divergences et en articulant dans le même espace journalisme, philosophie, pratique de l’infirmerie, pensée économique, pratique de la musique, enseignement des sciences dures, activisme politique, et autres modalités de production du savoir.

Numéro 1 – Santé publique

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Numéro 0 – Appel à souscription

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Modes de production

Cette forme peut paraître étrange et contraignante mais nous travaillons à rendre la lecture la plus agréable possible dans un faisceau de contraintes et de préoccupations afin que l’objet ne soit pas en contradiction avec les idées qu’il tente de diffuser. L’intégralité des bénéfices est réinvestie dans les numéros consécutifs et l’ensemble de la production est mené de manière bénévole par le comité de rédaction.

Comité de rédaction

Manuel Bello-Marcano
Lynda Devanneaux
Adrien Durrmeyer
Anaïs Enjalbert
Sara El Alaoui
Émilien Épale
Paul Guillibert
Marianna Kontos
Léo Pougnet
Claire Thouvenot
Amélie Tripoz
Emma Vernet
Xavier Wrona

Éditeur

Riot Éditions

Directeur de publication

Xavier Wrona

Coordinateur scientifique

Manuel Bello-Marcano

Graphisme

Anaïs Enjalbert

Relectures

Comité de rédaction

ISSN

ISSN 2678-3991

Périodicité

Après la révolution est une publication bi-annuelle (un numéro thématique et un hors-série)

Adresse postale

Association Après la révolution Amicale Laïque Michelet
41 rue des Passementiers 42100 Saint-Étienne

 

Après la révolution est imprimé à Saint-Étienne par l’association Après la révolution.

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